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L'indépendance

Sylvanus Olympio fut le premier président du Togo, mais il fut tué au cours du coup d'État du 13 janvier 1963 par Gnassingbé Eyadema qui le revendiquera dans la presse française. Gnassingbé Eyadema prendra les rênes du Togo le 13 janvier 1967, après avoir renversé le deuxième président, et sera président le 14 avril de la même année.



La période de Gnassingbé Eyadema

A partir de cette date, Gnassingbé Eyadema recevera un soutien inconditionnel de la France et exercera le pouvoir de manière quasi absolue. En échange, il se charge de stabiliser le pays et d'apporter son aide à la promotion de la paix dans plusieurs pays africain. À cet égard, il est considéré comme un symbole de la françafrique, très critiqué pour ses méthodes de répression envers ses opposants politiques.

Des élections présidentielles ont lieu en 1972, 1979 et 1986, dans des conditions controversées.

A partir des années 1990, le pays est la proie à de violentes agitations, ayant pour cause une ouverture du pays, demandée par François Mitterrand. Finalement, en 1991, une Conférence nationale a lieu et sous la contrainte, il est obligé d'accepter la présence d'un Premier ministre. Cependant, en décembre 1991, des chars tirent sur l'immeuble où siège le chef du gouvernement et Gnassingbé Eyadéma reprend le pouvoir sans partage.

Il organise des élections en 1993 et 1998, qu'il gagne sans difficulté. Plusieurs partis politiques de l'opposition refusent d'y participer, car ils jugent que ce ne sont que des mascarades. Durant l'année 1993, l'Union européenne (UE) décide de suspendre l'aide économique au Togo, suite aux violences qui ont entâché les élections de 1993.

En juillet 1999, suite aux tensions politiques, la tenue d'élections législatives est décidée. Elles auront finalement lieu fin 2002. C'est le parti de Gnassingbé Eyadéma, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), qui remporte les élections, encore une fois avec une importante longueur d'avance.

Eyadéma servira de médiateur, pour le compte de la France, durant la guerre civile de Côte d'Ivoire.

Après que fut annoncée la tenue de nouvelles élections législatives en mars ou avril 2005, l'UE décide en novembre 2004 de commencer à normaliser ses relations avec Gnassingbé Eyadéma.

Le 5 février 2005 Gnassingbé Eyadema meurt.



La succession de Gnassingbé Eyadema

Dans les heures qui suivirent sa mort, suite à l'absence du pays du président de l'Assemblée nationale, qui selon l'article 65 de la Constitution doit assurer l'intérim de la présidence, l'armée togolaise a pris la décision de confier le pouvoir au fils de Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé Eyadema. Un juriste français fût appelé en toute hâte pour modifier la constitution et permettre à Faure Gnassingbé Eyadema d'être aussitôt élu à la Présidence de l'Assemblée nationale.

On a observé dans les jours qui suivirent que des troupes françaises patrouillaient dans Lomé. L'Union africaine par la voix du Président de la Commission Alpha Oumar Konaré dénonce un coup d'État militaire. La plupart des pays exigent le retour à la légalité constitutionnelle. La France se rallie à ce concert des nations.

Le 25 février, après des consultations avec Omar Bongo Ondimba et Mouammar Kadhafi, Faure Gnassingbé Eyadema revient au pays et annonce tard dans la soirée sur les ondes de la TVT sa démission "afin de garantir des chances égales a tous" aux élections qui auront lieu dans les prochaines semaines. Immédiatement après, il est élu président du RPT, parti influent du feu le Géneral Eyadema et donc ipso facto candidat du parti à la prochaine élection présidentielle.

A l'intérieur du pays, les togolais auront mieux compris que le jeune recule pour mieux sauter. À l'extérieur cette décision est saluée par les organismes internationaux comme l'ONU, la CEDEAO et l'UA. Les deux dernières ont jouées durant les trois semaines de la crise togolaise un rôle influant sur cette sortie de crise au Togo.

Un proche de la famille du Vieux, un politicien dans le sérail très fermé des ténors du RPT, Abbas Bonfoh, vice-président de l'Assemblée Nationale est élu président de l'Assemblée Nationale en l'absence de son président Fambare Natchamba Ouattara, alors bloqué au Bénin. De fait, il devient selon la Constitution en vigueur le président par intérim. Il est tenu d'organiser des élections dans les 60 jours. La communauté internationale saluent cette nomination. L'opposition réclame le retour de Fambaré Natchamba.

Le Président de l'Assemblée Nationale en titre, Fambare Natchamba Ouattara put enfin rentrer au pays mais ne put récupérer son poste. La légalité constitutionnelle n'a donc pas été complètement rétablie.

Source Wikipédia



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