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Gnassingbé Eyadema
Gnassingbé Eyadema était un homme politique togolais, né le 26 décembre 1935 à Pya (Togo) et décédé le 5 février 2005 à Pya. Il a occupé durant 38 ans, de 1967 à sa mort, le poste de président de la République du Togo. Il était le doyen des chefs d'Etat en Afrique.
Issu d'une modeste famille paysanne protestante, Étienne Eyadéma (ses deux prénoms) Gnassingbé (son nom de famille) est né le 26 décembre 1935 à Pya, dans le nord du Togo. Il a été champion de lutte traditionnelle.
Il sert dans l'Armée française dès l'âge de 18 ans et pendant une dizaine d'années, notamment en Indochine et en Algérie, au sein de la Légion étrangère.
En 1962, deux ans après l’indépendance, il rentre au Togo.
En janvier 1963, Gnassingbé Eyadéma participe activement à l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président du Togo depuis l'indépendance en 1960. Il revendiquera dans la presse cet assassinat.
Rejoignant l’armée togolaise, il devient le 1er novembre 1965 chef d’état-major des armées au grade de lieutenant-colonel.
Le 13 janvier 1967, Gnassingbé Eyadéma renverse Nicolas Grunitzky, second président de la République et prend le pouvoir. Le 15 avril, il devient officiellement président de la république, chef du gouvernement et ministre de la défense.
En 1969, il fonde le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti unique du pays.
Le 9 janvier 1972, Gnassingbé Eyadéma est confirmé à la tête de l'ÉTat par un plébiscite (Il sera réélu à cinq reprises en 1979, 1986, 1993, 1998 et 2003).
Le 13 janvier 1980 est proclamé la IIIème république.
Le 24 septembre 1986, suite à l’attaque d’un commando à Lomé, les autorités mettent en cause le Ghana et le Burkina Faso qui démentent. Le président Gnassingbé Eyadéma, en vertu des accords militaires franco-togolais, demande l’aide militaire de la France. Des soldats français débarquent à Lomé.
En 1990, des grèves et des manifestations secouent le pays. En octobre 1990, l'armée disperse par la force une manifestation de soutien à de jeunes opposants. Les troubles politiques et sociaux au début des années 1990 ont fait plusieurs centaines de morts.
En avril 1991, Gnassingbé Eyadéma est obligé d’instaurer un multipartisme, suite aux pressions du président français François Mitterrand.
Du 8 juillet au 28 août 1991, se tient une « conférence nationale », qui opte pour la mise en place d’un régime semi-présidentiel, institue un Haut conseil de la République (HCR) et impose la nomination d’un premier ministre.
En décembre 1991, à Lomé, les chars tirent sur les bureaux du chef de gouvernement. Gnassingbé Eyadéma récupère alors toutes ses prérogatives. Il fait adopter une nouvelle Constitution le 27 septembre 1992. Le 16 novembre, débute une grève générale de plusieurs mois pour obtenir la neutralité politique de l'armée.
Le 25 janvier 1993, la police tire sur une manifestation de l'opposition à Lomé: au moins 16 morts (sources médicales), plus de 50 selon l'opposition. La Communauté européenne suspend sa coopération.
Le 25 mars 1993, Gnassingbé Eyadéma échappe à une attaque lancée contre sa résidence officielle. Il avait déjà été l'objet de plusieurs tentatives d'attentats ou de complots.
Le 21 juin 1998, il est réélu lors d'un scrutin contesté par l'opposition, qui revendique la victoire pour le candidat de l'Union des forces de changement (UFC) Gilchrist Olympio.
Le 21 mars 1999, le Rassemblement du peuple togolais (RPT) du président Gnassingbé Eyadéma remporte la quasi-totalité des sièges du Parlement lors de législatives boycottées par l'opposition. En juillet, Gnassingbé Eyadéma s'engage à quitter le pouvoir en 2003 à la fin de son mandat. Un accord est signé entre le pouvoir et l’opposition qui prévoit de nouvelles élections législatives. Plusieurs fois repoussées, elles auront lieu en 2002.
Le 8 février 2002, le Parlement procède à la modification du code électoral, déclenchant la colère de l'opposition. Le 27 juin, le Premier ministre Agbéyomé Kodjo est démis de ses fonctions. M. Kodjo, qui affirme avoir pris la décision de démissionner, se lance dans une diatribe d'une rare violence contre le chef de l'État et son régime. Les législatives anticipées ont lieu le 27 octobre mais sont boudées par les principaux partis d'opposition dits "traditionnels". Le RPT confirme sa suprématie à l'Assemblée.
Le 30 décembre 2002, le Parlement modifie l'article 59 de la Constitution qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels, ouvrant la voie à une nouvelle candidature de Gnassingbé Eyadéma.
Le 2 mai 2003, la candidature de l'opposant Gilchrist Olympio à la présidentielle n'est pas retenue par la Commission électorale pour cause de "dossier incomplet" (il manque un certificat médical). Le 21 mai, Gilchrist Olympio dénonce "le coup d'Etat permanent" du chef de l'État.
Le 1er juin, Gnassingbé Eyadéma est réélu pour un troisième mandat de cinq ans avec 57,78% des voix lors d'un scrutin dont les résultats sont contestés par plusieurs dirigeants de l’opposition. Le 20 juin, il prête serment devant sept chefs d'Etat africains.
En 2004, suite au engagement de tenue d’élections législatives en 2005, l’Union européenne normalise partiellement ses relations avec le Togo.
Il meurt le 5 février 2005, d'une crise cardiaque, loin de sa sa ville natale Pya (nord du Togo) alité qu'il etait a bord de son Boeing 707 presidentiel Togo 01, 10 km le séparant du sol tunisien ce jour là.
Source Wikipédia
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